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Grafics + Information = Infographie

Grafics + Information = Infographie

Définition du terme « infographie » de presse

Parce que ce terme a perdu de son sens et peut sembler pour beaucoup de professionnels recouvrir des réalités très diverses, il est important de revenir sur son apparition et de le définir avec précision. Dans son livre « L’Infographie de presse », Jean-Marie Chappé lève l’ambiguïté :

« Le terme « infographie », inventé au début des années 80, vient de la contraction américaine de deux mots : Information + Grafics, qui ont donné Infographics, transformé en français de façon légère par « infographie ». » On ne peut pas traduire le mot américain par « les graphiques informatifs », mais plutôt par « graphisme d’information ». Parler de « graphiques informatiques » est un contre-sens fondamental. Les Américains ont créé, puis utilisé couramment cet acronyme « infographics » dans le sens de représentation visuelle, et donc graphique de l’information. L’arrivée des micro-ordinateurs et des logiciels de dessin a permis de réaliser, souvent plus facilement ces représentations sur écran que sur papier. D’où la première confusion, et l’association mal fondée entre infographie et micro-ordinateur. »

Les images de synthèse

D’autre part, les images de synthèse utilisées par de nombreux artistes dans des domaines très différents, allant de l’impression papier à la vidéo, parce qu’elles avaient été élaborées grâce à l’informatique, ont été qualifiées hâtivement d’infographies.

Prenons l’exemple du Canada, où existent deux langues nationales, l’anglais et le français. Le mot infographie désigne (y compris pour les francophones) uniquement les images de synthèse. En effet, lorsque l’on utilise un moteur de recherche sur le Web avec pour requête les sites francophones traitant de l’infographie, la totalité des serveurs proposés ont pour sujet la création d’images numériques. Voilà pourquoi il nous faut aujourd’hui spécifier infographie de presse.

Il reste une ambiguïté sur le nom à employer pour qualifier celles et ceux qui exercent cette profession : infographe, infographiste, rédacteur graphiste, éditeur graphiste, illustrateur infographiste. La problématique réside dans l’activité journalistique et/ou graphique qu’accomplit la personne dans son métier. Plusieurs réalités sont à prendre en compte.

Quels sont les secteurs où s’applique ce mode d’écriture ? La rubrique économie est son domaine de prédilection. Mais elle illustre également les pages de sport. Elle permet, par exemple, de bien figer dans l’esprit du lecteur les règles et les surfaces de jeu. Elle s’étend à l’actualité, aux faits divers, aux sciences et techniques. Véritable inventaire à la Prévert, ce vaste registre est énuméré par Isabelle Mandraud :

« Courbes économiques, palmarès des entreprises, carte géographique sur la circulation des peuples de l’Europe de l’Est (qui sont, par exemple, les Ingouches et les Tchétchènes ? ), plan d’un crash d’avion, étendue d’une marée noire, schéma des circuits de la drogue dans le monde, résultats sportifs, tout est bon pour être illustré par l’infographie. »

L’infographie permet donc d’informer sur beaucoup de faits tous très différents les uns des autres. Elle n’est plus l’apanage de la presse, de l’information journalistique.

Pour en savoir plus :
Graphisme d’information en France (wikipedia.org)

Compétences

Posté le

02/22/2017